Oxmo Puccino Nanterre – mai 2007

Oxmo PuccinoOxmo Puccino. Au début, j’ai découvert ses sons à travers le projet Timebomb (avec X-men, Lunatic, Hifi…), et ce qui m’a tout de suite frappé, c’était ses textes. De vraies histoires parsemées de métaphores. Il n’est pas, comme beaucoup de « rappeur », à la recherche de la rime parfaite, sans se soucier du contenu de son texte. Non, ce mec (et je n’ai pas peur de le dire) est vraiment un poète.

Il sort son premier album en 98 (« Opéra Puccino »), suivi de « L’Amour est mort » en 2001, puis, en 2004, du « Cactus de Sibérie ». En 2006, il signe chez Blue Note (très célèbre label jazz) et sort, en collaboration avec le groupe The Jazzbastards, l’album intitulé « Lipopette Bar ».

Les sons du concert que je suis allé voir étaient majoritairement ceux de son dernier album.

Comme d’habitude l’extrait que je vous montre est celui de ma chanson préférée, tirée de l’amour est mort : « J’ai mal au mic »…



Auditeurs et spectatrices, applaudissez
C’est l’charismatique, pratiquant du rap magique
J’marche dans la ville un walkman et pack de piles
Pour pas être en panne dans la cabane en cas de kidnapping
Un « 6 « dans la banane au cas où,
Tu croyais qu’j’allais sortir du ring au premier KO
J’reviens te tuer sapé en arbitre,
J’délivre un titre pour suicidaire averti
« Carabine à air déprimé cherche tempe libre  »
Passe la Green peace, assez pour dix cendriers vides
Mes songes en profondeur sans escale ni scaphandrier
Gris dans ma ville il fait tout l’temps, à cause des pots d’échappement
La musique est ma porte d’échappement,
Chaque note m’apporte un rythme cardiaque
Suffit que l’beat reparte pour que mon mic batte

Refrain ( x2 )

J’ai mal au mic,
C’est la seule tristesse que j’ressens
Tu m’as planté dans l’dos y avait pas d’sang
Car c’est du son qui coule dans mes veines, en BPM
Musique t’es ma « My Lady » , sans belle mélodie

Et ca UN encore moi, DEUX pour le troisième couplet
J’suis jamais parti, mais toujours de retour
Lumière à l’horizon on traîne en bas des tours
Où j’étais hier, vide des théières de thé à la menthe
On pense à nos potes pas morts de vieillesse…

Mes sujets sont plus graves qu’une basse
La musique, les élève, mes lèvres célèbrent
Celle qui n’est qu’une longue trêve de plaisanterie ,
La vie est courte et cette salope est unique,
Ironique ? son mérite : d’être vécu
J’suis pas venu étaler nos souffrances, j’ai pas qu’ça à faire, frère !
Mes thèmes m’viennent de la souffrance même.
J’sais qu’avant d’tirer tu respires un grand coup,
Connais-tu, lorsqu’on t’braque cette douleur qui t’prend l’cou
De partir, j’m’en fous je n’crains qu’la manière
Ce monde n’est pas le mien, même si je m’en sors bien.

Refrain (x4)

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